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Comment se calcule la prime d'assurance IARD ?

Dernière mise à jour : 19 févr. 2023


Les éléments de calcul de la prime d’assurance IARD (incendie, accidents et risques divers)


Nombreux sont nos assurés qui s’interrogent sur les éléments qui sont entrés en compte dans le mode de calcul de leurs primes d’assurances : nous nous efforcerons d’y répondre.


Trois critères sont à prendre en compte : l’assureur, le bien à assurer et l’assuré lui-même.


A. L’assureur : premier critère de différence de prix


C’est le premier facteur qui entre en compte dans le calcul des primes d’assurances. Un même risque à assurer peut donner lieu à des cotisations plus ou moins onéreuses selon la compagnie choisie. Chaque assureur possède ses produits « phares » sur lesquels il a volontairement décidé de fixer des tarifs imbattables par la concurrence. A titre d’exemple, en matière d’assurance habitation, certains vont cibler les propriétaires occupants, d’autres les locataires, ou encore les villas de luxe etc … Idem en matière automobile, certains vont cibler les professionnels et d’autres les particuliers. Bien que ces assureurs proposent à leurs clients plusieurs gammes, leurs produits dits « phares » seront mieux placés que la concurrence. C’est un choix stratégique qui dépend de plusieurs facteurs. Face à pluralité d’offre, notre rôle en qualité de courtier est de comparer pour nos clients toutes les solutions du marché, pour les positionner sur la plus adaptée. Une fiche information conseil est remplie par le client qui exprime ses souhaits et ses exigences, nous nous efforçons de les respecter.


B. Les critères liés au bien assuré


Le deuxième facteur qui justifie d’une différence de prix est bien naturellement lié au bien lui-même. Pour la multirisque habitation par exemple, l’assureur prendra en compte la superficie du logement, le type de bien (appartement ou maison), la qualité de l’occupant (propriétaire ou locataire), la situation géographique, le capital mobilier, est-ce un bien classé monument historique ? Tant de critères qui donnent lieu à des tarifs différents selon les réponses qui sont apportées par le futur assuré.


Pour l’assurance auto, c’est le véhicule à assurer qui viendra faire pencher la balance d’un côté ou un autre. Quelle est la marque ? Est-ce un véhicule neuf ? Est-ce un véhicule de luxe ? Combien de personnes sont conducteurs ? Quel est le lieu de garage ? Sur ce dernier point il faut noter qu’une cartographie des risques de la profession d’assurance et de réassurance est publiée chaque année, laquelle est intégrée à la plupart des logiciels des assureurs et courtiers.


C. Les critères liés à l’assuré lui-même


Enfin, l’assuré est le dernier élément à prendre en compte mais pas le moindre. Si l’on reprend l’exemple de l’assurance automobile, l’âge du conducteur et ses antécédents de conduite entreront en compte ici. Est-ce un bon conducteur ? Ou est-ce un conducteur maladroit qui comptabilise déjà plusieurs accidents à son actif ? Est-il bon payeur ou est-ce un habitué des résiliations pour défaut de paiement ? A-t-il déjà été sanctionné voir résilié pour fausse déclaration ? Fraude à l’assurance ?


Il existe un fichier méconnu du grand public mais qui est régulièrement consulté par les assureurs : il s’agit du fichier AGIRA. C’est le fichier des résiliations automobiles qui réunit toutes les résiliations d’assurance quel que soit le motif. Il est régulièrement consulté par les assureurs et on ne peut ni s’opposer à sa consultation, ni à y figurer. Chaque assuré résilié y est donc automatiquement référencé et en cas de fausse déclaration, les assureurs se font une joie de vérifier toutes les déclarations.


Vous avez omis de mentionner de précédents accidents ou des résiliations pour défaut de paiement ? L’assureur le sait, vos primes seront ajustées en conséquence même si vous pensez pouvoir y échapper. Pire, en cas de sinistre, l’assureur n’aura aucun mal à prouver votre fausse déclaration et refusera de vous indemniser. Les primes payées demeureront acquises à l’assureur (article L 113-8 du code des assurances)


En définitive, il est préférable de discuter de votre situation en toute transparence avec un courtier qui est soumis à la fois à un devoir d’information mais aussi de conseil. Il vous orientera vers la solution qui correspond le mieux à votre situation en toute discrétion sans qu’il ne soit nécessaire d’effectuer de fausses déclarations.

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